Le destin de la démocratie et celui des syndicats est étroitement lié. L’un ne peut exister sans l’autre. Les syndicats ne sont pas des vestiges du passé, mais ils restent l’un des mouvements démocratiques les plus puissants au monde. Nous renforçons la voix des travailleurs et travailleuses, sur leur lieu de de travail. Nous défendons des conditions de travail sûres et dignes. Nous confrontons le pouvoir politique et économique à un pouvoir collectif et contraire. Cette bataille ne permet pas seulement des victoires tangibles ; elle ouvre aussi un horizon démocratisant et politisant.
Notre succès dépend de la liberté d’organisation, de s’exprimer et d’agir collectivement. Derrière chaque victoire, cependant, se cache une dure réalité : ceux qui défendent les droits sociaux sont de plus en plus confrontés à l’intimidation, aux discours de haine et aux menaces. Dans la rue, lors d’interviews, en ligne et même à la porte de leur domicile, les syndicalistes sont ciblés parce qu’ils refusent de rester silencieux. Les personnes qui prennent des risques et continuent à affirmer des vérités inconfortables deviennent de plus en plus des cibles de harcèlement, de calomnies et d’attaques.
Ce climat hostile n’est pas déconnecté de ce qu’il se passe dans la société. La réduction mondiale des droits des travailleurs n’est pas une coïncidence, mais le résultat de choix politiques où le profit est systématiquement placé au-dessus des individus. Cette logique se traduit par un discours de plus en plus dur contre nous en tant que syndicat, contre nos alliés, les mutualités, la société civile, et contre quiconque s’oppose à une société où le profit économique devrait être la seule boussole.
Les attaques contre les syndicats ne sont donc jamais de simples attaques contre une organisation ou ses représentants. Ils sont un indicateur de la santé de notre démocratie : là où les syndicats sont intimidés ou réduits au silence, l’État de droit démocratique s’effondre également.
Par cette motion, la FGTB s’oppose à toute forme d’intimidation, de menace ou de violence, verbale ou physique. À cette fin, la FGTB va :
- Réagir rapidement et collectivement aux campagnes de diffamation et à la désinformation
- Élaborez des protocoles clairs concernant les campagnes de haine en ligne, le doxing et le harcèlement physique.
- Lutter contre la criminalisation de l’action sociale et contre les restrictions au droit de grève.
- Renforcer la coopération avec la société civile et le milieu universitaire en matière de libertés démocratiques.
C’est pourquoi nous devons non seulement défendre les droits des travailleurs, mais aussi l’espace démocratique dans lequel le contre-pouvoir collectif reste possible. Cela nécessite la protection des syndicalistes, le renforcement des droits sociaux, une large solidarité et une résistance déterminée à toute tentative de faire taire les voix critiques.
