La violence à l’encontre des peuples du Moyen-Orient et les tensions mondiales s’intensifient à un rythme effrayant. Deux ans et demi après le début du génocide à Gaza, Israël, qui poursuit son cycle de guerres interminables et illégales avec le soutien des États-Unis, a poussé la région encore plus près du précipice.
En Palestine, un processus continu de colonisation, d’apartheid, de déracinement, de violence meurtrière et de déni de droits se déroule sous nos yeux.
Israël a déjà franchi des lignes rouges fondamentales fixées par l’UE. Récemment, le Parlement a adopté une loi discriminatoire instaurant l’application de la peine de mort uniquement pour les prisonniers politiques palestiniens. Alors que l’UE et les pays européens s’opposent à la peine de mort en toutes circonstances, leur réaction s’est une fois de plus limitée à l’expression de leur préoccupation.
Les participants à la flottille Global Sumud, dont des membres de la FGTB, qui souhaitaient acheminer de l’aide humanitaire à Gaza, ont été illégalement interceptés dans les eaux internationales et ont subi des violences physiques et des traitements humiliants.
En tant que partie à la Convention sur le génocide, la Belgique a le devoir de prévenir et de sanctionner le génocide.
Nous appelons à des actions concrètes pour mettre fin à toute forme de complicité avec l’occupation, la colonisation et le génocide par le biais de boycotts, de désinvestissements et de sanctions.
La FGTB exige :
– Une reconnaissance claire et la garantie des droits fondamentaux du peuple palestinien, notamment le droit à l’autodétermination, ainsi que la fin de l’occupation et de la colonisation.
– La suspension de l’accord d’association entre l’UE et Israël.
– L’arrêt immédiat, unilatéral et international de toutes les livraisons et tous les transferts d’armes à Israël et l’arrêt de tous les achats d’équipements militaires israéliens, comme le demandent les syndicats palestiniens.
– Des sanctions contre les auteurs de violations des droits humains, de crimes de guerre et de violations du droit international, et la fin de l’impunité.
– L’interdiction de tout commerce et de tout investissement contribuant à maintenir l’occupation et la colonisation illégales par Israël, ainsi que la fin de la complicité des entreprises, des banques et des institutions dans les violations du droit international et des droits humains.
