Aujourd’hui, nous ne sommes pas seulement réunis pour dénoncer l’attaque contre un délégué syndical. Aujourd’hui, nous sommes réunis pour dénoncer une profonde injustice.
Lorsqu’un délégué syndical est menacé parce qu’il défend ses collègues, ce n’est pas seulement une personne qui est touchée. C’est un message qui est envoyé à tous les travailleurs : taisez-vous, ne posez pas de questions, ne défendez pas vos droits.
Mais c’est précisément pour cela que les syndicats existent. Non pas pour se taire, mais pour donner une voix à celles et ceux qui, autrement, ne seraient pas entendus. Un délégué syndical assume une responsabilité essentielle. Il défend les travailleurs, participe à la concertation, signale les problèmes et recherche des solutions. Cela demande du courage, de la conviction et de l’engagement.
Un employeur qui s’en prend à un délégué syndical ne s’attaque pas seulement à un individu. Il s’attaque au dialogue social. Il remet en cause le respect, la concertation et la démocratie sur le lieu de travail.
Nous savons ce que ce délégué a fait. Il n’a pas semé la division, il a rassemblé les travailleurs. Il n’a pas cherché le conflit, il s’est battu contre l’injustice. Il ne s’est pas battu pour lui-même, mais pour ses collègues.
C’est pourquoi nous ne pouvons pas laisser passer cela. Car lorsqu’un seul délégué est injustement pris pour cible, ce sont les droits de tous les travailleurs qui sont remis en question.
La solidarité signifie que personne n’est laissé seul. Aujourd’hui, nous démontrons que cette solidarité est bien vivante. Nous soutenons notre collègue. Nous sommes aux côtés de toutes celles et ceux qui se battent pour des conditions de travail dignes et pour le respect sur le lieu de travail.
La justice n’est pas une faveur que l’on accorde. C’est un droit que l’on doit défendre.
Et c’est pourquoi nous continuerons à faire entendre notre voix avec détermination, avec unité et avec solidarité.
Car l’injustice commise envers un seul travailleur est un avertissement pour nous tous. Mais notre force collective est plus grande que n’importe quelle tentative de faire taire celles et ceux qui défendent les droits des travailleurs.
Cette attaque n’est pas un fait isolé. Nous avons déjà vu de telles pratiques par le passé. Et c’est précisément pour cette raison que nous devons aujourd’hui envoyer un message clair : cela ne restera pas sans réponse.
Toutes les sections soutiennent ce combat. C’est pourquoi nous porterons également cette motion au Congrès fédéral de la FGTB.
Car il ne s’agit pas seulement d’un problème pour Horval. Il s’agit d’une attaque contre les droits syndicaux de toutes et tous. C’est une dérive dangereuse qui se manifeste de plus en plus souvent et à laquelle nous devons mettre un terme ensemble.
Lorsqu’on attaque un délégué syndical, on met à l’épreuve la force de notre solidarité. Montrons aujourd’hui que cette solidarité est plus forte que jamais.
Une attaque contre l’un d’entre nous est une attaque contre nous tous.
Et nous y répondrons comme le mouvement ouvrier l’a toujours fait : unis, déterminés et combatifs.
