Les femmes au cœur de notre projet de société,  toutes à bord!

Pas de rustines, de vraies solutions !

Ce n’est pas un slogan ! Avec les différents gouvernements en fonction, la régression pour les femmes est à tous les étages ! Un vrai projet de droite où les femmes seront soit dépendantes de leur conjoint, soit dans la pauvreté. 

Plus que jamais, nous devons mettre les femmes au cœur de nos préoccupations. 

Quelques constats :

Tout le monde doit être disponible sur le marché du travail, activé, c’est le leitmotiv du Gouvernement.  Dans le même temps, les mesures qui sont prises par ce gouvernement sont lourdes de conséquences pour une partie importante de la population : les femmes. À chaque stade de leur vie, elles sont pénalisées par les mesures du Gouvernement : comme travailleuses, comme demandeuses d’emploi, comme malades, comme pensionnées et comme mères.

Nos solutions sont : 

De l’emploi de qualité : 

Les temps partiels sont principalement occupés par les femmes. Les mesures du Gouvernement mettent ces travailleuses à temps partiel en concurrence avec des statuts toujours moins chers : comment encore obtenir des heures complémentaires et un emploi à temps plein quand on met en face de vous un étudiant, un flexi-jobber ou encore des travailleurs, déjà à temps plein, qui prestent des heures supplémentaires à bon marché ? 

Ajoutons à cela l’annualisation du temps de travail, les temps de travail journalier et hebdomadaire réduits par le Gouvernement, et le sort des femmes est précarisé ! Nous voulons une flexibilité encadrée collectivement et que les employeurs en payent les conséquences.

Un accueil des enfants de qualité

Accueillir un enfant dans son foyer, c’est une belle page de vie qui s’ouvre. Les défis sont néanmoins nombreux, plus encore si on est une femme. Le parcours de la combattante commence dès l’annonce de la grossesse : trouver une place d’accueil qui convienne aux besoins du couple et qui soit payable. Ensuite, il faudra assumer les périodes de vacances, l’accueil avant et après l’école, les périodes où l’enfant est malade… Tout cela en essayant de concilier travail et vie privée. 

Comment peut-on exiger des femmes qu’elles accèdent au marché de l’emploi et qu’elles restent au travail quand le nombre de places pour accueillir leurs enfants est insuffisant et ne répond pas aux besoins en termes d’horaires notamment ?

Il ne s’agit certes pas d’un besoin spécifique aux femmes, mais nous savons tous et toutes que trop souvent lorsque l’accueil n’est pas suffisant ou possible, ce sont les femmes qui se retirent temporairement du marché du travail pour garder les enfants.

Nous avons besoin d’un accueil de l’enfance de 0 à 12 ans en suffisance, professionnel, c’est-à-dire avec du personnel qualifié (qui a lui-même de bonnes conditions de travail), accessible financièrement, c’est-à-dire non commercialisé, avec des tarifs progressifs en fonction des revenus et qui réponde aux besoins de travailleuses et travailleurs en termes de plages horaires. Ce n’est plus la compétence du Fédéral d’organiser l’accueil des enfants.

Discuter de l’accueil, c’est parler du financement des services. Les employeurs sont extrêmement proactifs quand il s’agit de réclamer des réductions de cotisations ONSS et de la flexibilité complémentaire toujours plus grande. 

Même si la compétence est régionalisée, rien n’interdit que les employeurs soient à nouveau responsabilisés dans le financement de l’accueil des enfants. Nous exigeons du Gouvernement des cotisations ONSS affectées à l’accueil de l’enfance, comme cela existait par le passé. Ces cotisations doivent être mises en œuvre de manière à responsabiliser les employeurs en contrepartie de la flexibilité qu’ils utilisent. Ces moyens, ainsi ajoutés à la sécurité sociale, pourraient alors être retransférés vers les régions, afin de mettre en œuvre un accueil de l’enfance de qualité, non commercial, qui permet aux femmes d’accéder au marché du travail et d’y rester. Cela doit couvrir explicitement tous les types d’accueil de l’enfance : des haltesgarderies, des accueils d’urgence pour les demandeurs d’emploi, des accueils d’enfants malades, des crèches dans des missions dites « classiques ». 

Jamais un parent ne doit être empêché, freiné pour accéder à l’emploi parce qu’il ne trouverait pas d’accueil pour ses enfants. Les employeurs ne peuvent pas demander à avoir des travailleurs toujours plus flexibles et ne pas assumer leur part de responsabilité. 

Du travail à temps partiel involontaire non pénalisant 

Qu’il s’agisse d’accès aux allocations de chômage ou à la pension, le travail à temps partiel est lourdement pénalisé par le Gouvernement. Même chose pour les retraits temporaires du marché du travail (crédit-temps ou crédit-temps fin de carrière). Les assimilations sont remises en cause (en ce compris pour les périodes déjà passées), rendant l’exclusion des allocations de chômage quasi inévitable. Les périodes à temps partiel vont pénaliser les femmes pour la prise de leur pension anticipée ou l’accès à la pension elle-même. Que dire de la pension minimum ?  Des pensions correctes :

Avec la remise en cause des assimilations, la double vie des femmes – celle au travail et celle à la maison –, la prolongation des carrières, un modèle toujours plus basé sur le temps plein travaillé pendant 45 ans est inaccessible pour de nombreuses femmes. Après des emplois de misère, ce sont des pensions de misère qui s’annoncent à elles, et chaque mesure du Gouvernement ne fait que renforcer ces inégalités.

Renforcer la sécu :

Après avoir vécu dans des emplois précaires toute leur vie, elles dépendront clairement d’un conjoint, d’un cohabitant pour pouvoir continuer à vivre et pas survivre.

Pourtant, leurs cotisations ont bien été perçues toute leur carrière, même si elles l’ont été à temps partiel. En plus d’une inégalité, clairement, c’est donc une rupture du principe d’assurance sociale solidaire que sont l’assurance chômage ou la pension. Individualiser les droits en sécu est essentiel.

La seule manière de garantir une plus grande égalité hommes-femmes et la dignité de ces femmes tout au long de leur vie, c’est de renforcer les moyens de la sécurité sociale, de renforcer le caractère assurantiel, de renforcer la solidarité, donc les assimilations, de faire contribuer plus les employeurs en les responsabilisant, notamment quand ils flexibilisent encore plus la relation de travail. 

Nous voulons une société où le progrès social pour tous et toutes est au cœur de nos préoccupations. C’est en ce sens que nous devons agir tous les jours, au-delà des slogans ! L’avenir de notre société, ce sont les femmes, la reconnaissance de leurs droits tout au long de la vie tant humains qu’économiques, c’est cela qui apportera du progrès social pour tous.

Toutes les mesures du Gouvernement, même si elles ne sont pas explicitement tournées contre les femmes, constituent de fait une politique rétrograde de droite qui ramène les femmes dans leur foyer ou pire, les font rester sous la coupe d’un mari parfois violent.

Le 21e siècle se doit d’être féministe et égalitaire, et donc, toutes à bord !                                     

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